Par ce texte, nous tenons également à mettre en lumière le manque de reconnaissance et le climat d’incertitude budgétaire qui traversent l’ensemble du secteur, et qui se traduit déjà par la mise en péril de certaines structures.
Depuis quelque temps, une tendance inquiétante se dessine dans le discours de certaines personnalités politiques : la remise en question du caractère politique de la culture.
Bien souvent, on passe à côté de statues, on marche sur des boulevards sans connaître l’histoire qui s’y rapporte. Pourtant, les quatre-vingts années d’occupation coloniale léopoldienne et belge en Afrique centrale ont laissé leurs traces dans notre espace public à travers un ensemble de noms de rue et de monuments attribués ou érigés à la gloire de la colonisation et des colons.
Il n’est pas rare de lire ou d’entendre, lors de débats sur la question coloniale, l'affirmation suivante: "La colonisation a aussi eu des aspects positifs: soins de santé, éducation, infrastructures… En plus, tous les Européens n’étaient pas racistes."
Profitons de notre dossier sur la décolonisation de l’espace public pour aborder et déconstruire deux idées reçues, grâce à l’expertise de deux historien·nes!
Face à la déferlante des guerres, au prix de la mort de milliers de jeunes soldats, de populations civiles bombardées et décimées, de millions de déplacé·es et de réfugié·es, de destructions matérielles, politiques, culturelles et morales irrémédiables, l’absurdité du recours aux armes éclate d’évidence.




